Auteur/autrice : Isabelle Vallée

  • Entrevue avec Juliane Le Pouézard et François Ollivier

    Entrevue avec Juliane Le Pouézard et François Ollivier

    Confinement et art floral

    Duo inspiré et inspirant s’il en est un, Juliane Le Pouézard et François Ollivier ont pondu une série florale tout en délicatesse, qu’ils ont discrètement dévoilée à l’orée du printemps. Et du déconfinement. En toute générosité, ils nous font part de leur démarche créative conjointe et de ce qui nourrit leur créativité, à l’aube d’accueillir un nouveau-né. 

    Collaboration spéciale : Annie Alix Paré

    Juliane, toi qui est directrice de production dans la vie, qu’est-ce qui t’as incité à entreprendre ce projet créatif? 

    Cela fait une dizaine d’années que je travaille dans un domaine créatif, sans créer moi-même. J’ai toujours fait des petits trucs de mes mains à la maison, un peu de dessin, un peu de photo, pas bien sérieusement. Cette série photographique avec François est un work in progress qui se fait doucement, de façon très spontanée. Nous n’avons pas de « plan », de calendrier. J’ai commencé à m’intéresser aux fleurs l’an dernier par le biais de livres, de comptes Instagram. Je me souviens qu’au cours de l’hiver, je me suis demandée pourquoi je n’avais pas pensé aux fleurs avant… qui s’imposent maintenant comme une évidence. J’ai plongé dedans, jusqu’à m’inscrire à une formation professionnelle à l’automne dernier. Cependant, le rythme du DEP ne convenait pas tout à fait à mes aspirations. En attendant de trouver une autre formation pertinente, j’ai eu envie de jouer avec des fleurs et qu’on en fasse quelque chose avec François. C’est comme ça qu’on a shooté ensemble une première scabieuse blanche sur fond noir, et puis on a fait d’autres trucs, à notre rythme. 

    Pourquoi opères-tu la direction artistique sous le nom Saint-Gilles

    Saint-Gilles, c’est un lieu familial qui me tient très à coeur depuis 35 ans. Des souvenirs de fleurs, des oeillets de poète sur une table en formica. 

    Le projet est présenté ainsi : “La route n’est pas toute droite, mais les fleurs ne sont jamais loin”. Qu’est-ce que ça signifie ? 

    Depuis un an, il y a eu des bifurcations inattendues sur le chemin : l’école que j’ai laissé tomber, dans la foulée je me suis inscrite à une reconversion intensive à l’École des Fleuristes de Paris pour mars 2020, et entre temps… un petit humain a commencé à pousser dans mon ventre, puis la pandémie a remué l’année, pour tout le monde. J’y vais pas à pas, une chose après l’autre. 

    Comment procèdes-tu pour sélectionner les objets, les fleurs et déterminer les compositions ?

    Je fais un peu avec ce qui me tombe sous la main, je garde des choses (trop), je me perds sur Internet, Instagram, j’y ramasse des images (trop) que je perds et oublie, je cueille ou achète des fleurs un peu n’importe où et n’importe quand. Dans la prochaine année, j’ai envie de collaborer avec des créateurs d’objets, des designers, des céramistes, des stylistes pour la direction artistique : il va falloir que je sois un peu plus structurée, mais je veux garder cette approche la plus libre possible, trouver mon style sans me mettre de pression folle. 

    Sur les fleurs : on remarque qu’elles sont au point limite de leur fraîcheur. Est-ce un choix de les présenter ainsi, et pourquoi ?

    Disons spontanéité… et procrastination ! C’est juste que parfois j’achète des fleurs et je les laisse trainer un peu. Je trouve ça beau, une fleur qui a un peu vécu. J’aime autant une tulipe encore fermée qu’un dahlia qui boude un peu. 

    Comment est-ce que le projet a évolué en un an ? 

    Par phases : parfois il dort pendant un moment, mais il est toujours quelque part. Dans ma tête, il y a le design floral, mais aussi la production de fleurs, la culture en terre. Au fur et à mesure, je découvre ce dont je n’ai pas envie, et ce qui me semble plus évident. 

    Y a-t-il des natures mortes qui t’ont inspiré ? 

    J’ai tendance à glaner des images, les épingler et les oublier, donc je me rappelle rarement d’un visuel précis qui m’aurait inspirée. Néanmoins, chez les designers floraux, je suis très fan du travail de Mary Lennox (Berlin) et Claire Boreau (Paris). Il y a une game vraiment hallucinante en Europe. Je pense notamment à des jeunes gars à Paris qui font des choses très nouvelles, décomplexées. Mais ce qui m’inspire le plus c’est la peinture et la photographie, très clairement. Ça va de Fantin-Latour à Irving Penn en passant par les vanités hollandaises du XVIIe siècle, Schiele, Aaron Tilley… Et aujourd’hui, une nouvelle génération de photographes comme Maisie Cousins, Marguerite Bornhauser, Julie Vallon… Pas mal juste des filles, hein ? 

    Est-ce une première collaboration entre vous? 

    F – On collabore fréquemment aussi sur des mandats commerciaux publicitaires ou éditoriaux. Juliane m’aide beaucoup dans la production des shoots et son avis créatif et son soutien constant comptent énormément. Notamment au niveau de sa culture photographique est bien supérieure à la mienne : c’est elle qui me dit si ce que je suis en train de faire est pourri ou pas.


    J – François est la personne qui m’inspire le plus au monde, il a cette ce talent de rendre le banal plus grand, plus beau. Et il ne cède pas à la facilité, à la paresse : sa curiosité ne s’endort jamais. C’est stimulant de partager sa vie avec quelqu’un qui te pousse à garder les yeux ouverts, et qui t’encourage. J’espère bien qu’en plus de devenir prochainement des parents, on va continuer à grandir ensemble créativement ! On y compte bien, et les fleurs feront définitivement partie de l’équation. 

    Vous pouvez découvrir la série complète en ligne sur https://www.behance.net/gallery/101107673/Flowers-2019-2020

    François Ollivier, après de multiples récompenses de l’industrie de la publicité ainsi que des collaborations avec le New York Times, The Washington Post, Apple. Monocle, Condé Nast, quels sont les projets à venir qui t’enthousiasment le plus? 

    Il y’en avait plein cette année… ils sont quasi tous tombés à l’eau. 2020 partait super bien financièrement (pour une fois !) et ça me laissait la tranquillité d’esprit pour investir du temps, de l’énergie voire de l’argent dans des projets persos qui n’en rapportent pas ainsi que dans des collaborations vraiment trippantes. Mais je perds pas espoir, j’espère qu’une collaboration avec le magazine français Regain (nouvelle agriculture) se concrétise. C’était l’occasion de couvrir un sujet en photo et d’écrire moi-même l’article. 

    Dans les projets plus concrets, je continue de collaborer avec le New York Times. Un sujet sur le Maroc et la culture du safran est prévu pour le EnRoute de septembre. Je suis impatient de le voir vivre après l’avoir shooté en novembre dernier. 

    Mon projet de 2019 sur le Corso Fleuri qui a lieu depuis 100 ans dans mon village natal devrait être publié au Québec dans le magazine Bosquet. 

    Dans les plus flous, j’ai un projet de création sur l’environnement que j’ai commencé à écrire et à maquetter, des installations absolument pas covid friendly avec plein de gens donc ça devra attendre un petit peu. C’est des balbutiements mais ça serait photo et vidéo. 

    À part ça, je vais tenter de documenter notre nouvelle vie avec enfant de la manière la moins quétaine possible. Dad mode activated. 

    Quelles plateformes suivez-vous à titre d’inspiration ? 

    F : On achète pas mal de bouquins, on essaie de sortir au musée et ma mère m’envoie moult coupures de presse du Monde par courrier postal…, des trucs qu’elle trouve intéressant de me partager et elle a bien souvent raison ☺ 

    Internet canalise pas mal de sources et permet d’éviter certains écueils de déjà-vu, même si ça remplacera jamais la contemplation et la vibration d’une œuvre physique. 

    J : Il m’arrive régulièrement de faire de la recherche visuelle et des books pour des campagnes publicitaires : dans le processus, je vois énormément de photos et de vidéos, et je tombe souvent par hasard sur des images qui n’ont pas rapport avec ma recherche initiale mais qui m’allument, et que je garde dans un coin de ma tête. Comme François, je passe aussi pas mal de temps à flâner sur Internet, et à feuilleter des livres (merci les Bibliothèques de Montréal), sans pratique volontaire d’inspiration, sans démarche particulière. Et j’adore les coupures de presse de sa mère ! 

    S’il était possible d’acquérir (ou de visiter!) une seule oeuvre d’art, budget illimité et sans aucune contrainte logistique, laquelle serait-elle ? 

    F : Des montagnes avec une installation de Christo, ou le Jardin des Délices de Bosch.

    J : Il y en a trop ! La Vie de Marc Chagall, toutes les photographies de Ed Van Der Elsken, les piscines de Hockney, ou un skyspace de James Turrell. 

    Comment t’es tu tenu.e inspiré.e pendant le confinement ? 

    F : j’ai essayé de créer et de shooter à la maison au maximum plus que de m’inspirer en fait. Y’a eu quelques projets de confinement collaboratifs intéressants quand même mais c’était tellement bizarre comme période que ma curiosité n’était pas vraiment développée. Ça a permis d’improviser avec les moyens du bord, de travailler des des natures mortes etc. Si ma pratique photographique a bien un avantage, c’est que je n’ai pas forcément besoin d’un studio ou de modèles. Je me suis remis a jouer beaucoup de guitare aussi. 

    J : J’avoue que le confinement a été une période très particulière pour moi, du fait d’avoir vu mon ventre s’arrondir au fil de ces mêmes semaines. Ça a été une sorte de parenthèse (dans laquelle je suis encore), où je me suis beaucoup concentrée sur ma forme, mon bien-être et celui du petit humain en création. 

    Quelle fut la première visite qui s’est imposée une fois le confinement levé ? 

    F : Les amis et le dentiste. 

    J : Presque pareil ! Les amis proches, pour un dimanche de retrouvailles dans la ruelle, une vraie bouffée d’air frais ! Et mon ostéopathe. 

    Où peut-on suivre ce que vous faites ? 

    F : Mon site (francoisollivier.com) pour présenter des projets ficelés et du travail de commandes, mais mon Instagram est plus dynamique, comme un journal spontané. Ça serait la plateforme que je recommande pour quiconque désire suivre mon travail.

     J : Je n’ai qu’un Instagram très timide pour le moment… un pas après l’autre 🙂

  • Festival Quartiers Danses … en ligne !

    Festival Quartiers Danses … en ligne !

    Le Festival Quartiers Danses (FQD) présentera sa 18e édition, en ligne, du 11 au 20 septembre prochain. Durant les dix jours du festival, le public pourra ainsi profiter de 16 courts-métrages sur la danse créés spécialement pour le FQD filmées dans différents lieux et quartiers montréalais, d’une expérience inédite interactive avec le public, d’une variété d’entrevues avec réalisateurs et chorégraphes, d’une table-ronde, d’improvisations surprises à travers la ville ainsi que d’une exposition photo. Le tout sera disponible gratuitement en primeur sur le site web du FQD pour toute la durée du festival.

    18e édition 100% nationale

    Cette année, le FQD a été dans l’obligation d’annuler sa programmation internationale afin de se concentrer sur une édition nationale majoritairement en ligne. Le festival accueillera donc les créations de 16 chorégraphes montréalais : Kyra Jean GreenAndrea Peña, Sandy Silva, Morgane Le Tiec, Pauline GervaisBarbara Kaneratonni Diabo et plusieurs autres à découvrir. Ces chorégraphes seront jumelés avec des réalisateurs montréalais tels que, entre autres, Marlene Millar, pionnière de la vidéo-danse au Canada, Raphaëlle Bob Garcia, vidéaste officielle du FQD, Brittney Canda, Xavier Curnillon et Pepper O’Bomsawin pour créer des courts-métrages de danse, filmés à travers la métropole dans différents lieux intérieurs et extérieurs. Parallèlement, la danseuse Catherine Wilson présentera une performance interactive avec le public, en collaboration avec la chorégraphe Andrea Peña. Plus de détails sont à venir concernant cet ambitieux projet.

    Survol des événements à ne pas manquer cette année

    L’acteur, danseur et metteur en scène Marc Béland, porte-parole et président du festival, animera des entrevues avec les chorégraphes et les réalisateurs des courts-métrages afin de plonger dans le processus créatif de ces artistes. Ces discussions présenteront au public la démarche artistique de plusieurs chorégraphes invités et démystifieront le travail de co-créations de courts-métrages entre chorégraphes et réalisateurs montréalais. Toujours fidèle à sa mission de démocratisation de la danse de création et d’inclusion de la diversité, le FQD, en partenariat avec le département de danse de l’Université Concordia et Diversité Artistique Montréal, présentera une table-ronde regroupant des chorégraphes issus de la diversité sur le thème « Les minorités visibles et le racisme en danse ». 

    Performances spontanées et expo

    En plus de sa programmation en ligne, le FQD offrira des performances spontanées gratuites en contexte urbain dans différents lieux de Montréal entre le 24 juillet et le 19 septembre 2020. Le public déambulant dans la ville aura la chance de tomber sur une de ces performances exclusives. Il sera possible de suivre les réseaux sociaux du festival pour des nouvelles en direct.

    Enfin, une exposition photographique rétrospective des deux photographes officiels du festival, Jackie Hopfinger (Londres) et Romain Lorraine (Montréal), aura également lieu à la Place du Marché Atwater, d’août 2020 à avril 2021.

    À propos du FQD

    Le Festival Quartiers Danses (FQD) a pour mission de démocratiser la danse contemporaine sous toutes ses formes et hybridités en la rendant accessible et en l’amenant là où elle n’est pas : dans les rues, les parcs, les marchés publics, les musées, les garderies et les organismes communautaires. Le FQD offre des spectacles présentés par des artistes surtout locaux, mais également nationaux et internationaux. Il adopte une approche pluridisciplinaire de la danse de création par la diffusion de spectacles, de performances, d’installations, de films, d’expositions, de rencontres, de tables rondes et enfin d’ateliers de médiation culturelle.

  • ENTREVUE AVEC SOPHIE PAQUETTE DESIGNER ZAÄN

    ENTREVUE AVEC SOPHIE PAQUETTE DESIGNER ZAÄN

    Il y a quelques années j’ai eu l’opportunité de croiser Sophie Paquette dans un événement à Oka et de découvrir sa ligne de vêtement pour femmes; ZAÄN (une marque 100% pensée pour le voyage et les escapades à la plage), ce fût immédiatement un coup de coeur, non seulement parce que Sophie est si passionnée et attachante, mais aussi parce qu’avec sa ligne entièrement confectionnée dans son petit local des Basses-Laurentides, elle propose vraiment une marque accessible à toutes les femmes et conçue de manière intelligente. Rencontre avec une passionnée de design qui a su faire sa marque dans une industrie en plein bouleversement.

    Avant tout, qui est Sophie Paquette, quel est ton parcours? 

    Ma mère a été sous-traitante en couture toute mon enfance. À ce moment là, je ne me doutais pas que j’avais ça dans le sang (l’amour de la mode) ! J’ai fait une session au collège en technique de bureau et c’est alors que je me suis aperçu que mon côté créatif avait vraiment besoin de sortir (rire). Je me suis inscrite en dessin de mode à l’Académie de la Mode et du Design et là, j’ai vraiment capoté! J’ai appris à coudre, à distinguer les fibres et textiles, appris le dessin technique … j’ai finalement gradué en 1994. Par la suite, j’ai occupé des postes à titre de patronniste et designer en chef pour plusieurs compagnies montréalaises principalement en lingerie et en maillot de bain. C’est en quelque sorte ce qui m’a inspiré dans la création de ZÄAN qui est une marque axée sur le voyage et qui utilise principalement des tissus infroissables et extensibles.

    Je suis une personne toute simple, une passionnée qui aime tout faire de A à Z, du dessin jusqu’à la couture. J’adore le bruit des machines à coudre, la satisfaction de concevoir un vêtement qui mettra la femme qui le portera en valeur. – Sophie Paquette, designer ZAÄN

    À quoi ressemble ton processus créatif?

    En premier lieu je m’inspire de looks, d’images, d’ambiances et … de voyages! Je fais une tournée chez mes fournisseurs pour dénicher les nouveaux tissus et imprimés et procède à l’échantillonnage. Je jette un œil sur les tendances, mais je me préoccupe davantage à ce que le vêtement fasse bien à toutes les silhouettes et à développer des collections qui se complètent d’une année à l’autre. Je me base sur des mannequins de petites et grandes tailles pour développer mes modèles. Le défi reste toujours d’arriver avec des méthodes de confection optimisées afin de pouvoir offrir un produit québécois accessible tout en étant rentable pour moi et de trouver des façons de sortir du lot et de me faire connaître.

    Qu’est-ce qui t’as amené à la création de ta propre ligne ZAÄN ?

    Après plus de 20 ans dans l’industrie de la mode, le désire d’avoir ma propre ligne était de plus en plus grandissant. La plupart des compagnies ont transformé leur production pour privilégier l’importation et le métier, comme je l’avais connu jadis, n’était plus le même! Malgré les mises en garde et les commentaires dissuasifs de mon entourage, c’est en 2012 que j’ai décidé de me lancer! Je savais que ça n’allait pas être facile, si ce l’était, tout le monde le ferait … C’était la seule manière de mettre à profit mon plein potentiel et de me réaliser.

    Drôle de nom ZAÄN, mais c’est la jonction du nom de mes filles Zara et Mégane tout simplement. 🙂

    Tu viens tout juste de lancer ta nouvelle collection estivale 2019, que nous réserve cette nouvelle collection ?

    De la couleur ! Malgré le fait que c’est le noir que se vend souvent le plus pour sa versatilité, on a toujours besoin d’un peu de soleil dans notre vie! On a tout plein de nouvelles sorties de plage avec des textures, de la légèreté et du mouvement. On a pensé à des pièces versatiles qui, agencées différemment, peuvent être portées ailleurs qu’à la plage, comme au travail ou dans la vie de tous les jours. On a aussi des robes et tout plein de tuniques, des vestes, pantalons et jupes que l’on peut facilement coordonner. Cette collection sera disponible dans quelques boutique au Québec dès le mois de juin et lancer sur le web en mai.

    D’autres projets à venir prochainement?

    On commence à développer les vêtements pour fillettes de 4 à 14 ans … c’est encore à développer mais cela fait déjà un bon moment que ça me trotte dans la tête et plusieurs de mes clientes me demandent de produire des vêtements pour leurs filles comme les tissus utilisés pour ZAÄN sont infroissables et faciles à laver (le rêve de tous parents!). On travail aussi au développement de nouveaux points de vente un peu partout au Québec. Si vous avez des suggestions, nous sommes preneurs!

    Collection Taille Plus de ZAÄN

    Nouvelle collection estivale 2019 de Sophie Paquette

    Questions en rafales pour Sophie Paquette : 

    Ce qui t’inspire le plus en ce moment? Les courbes ?

    Qu’est-ce que tu écoutes lors de tes moments de création? Musique douce et un peu de musique latine, question de me mettre dans l’ambiance!

    Un talent caché? L’informatique et la danse

    Ta toute première création? La robe 9001 multifonction qui roule encore beaucoup et qui fait bien à toutes les silhouettes!

    La réalisation de laquelle tu es la plus fière? Ma petite famille et l’évolution de ZAÄN (lentement mais sûrement dans une industrie en plein bouleversement!)

    Un(e) designer que tu admires particulièrement ? Iris Setlakwe, une designer montréalaise qui a une signature très féminine et qui se distingue.

    Finalement, où peut-on se procurer tes créations?

    Mes créations sont disponibles via ma boutique en ligne ainsi que dans diverses boutiques un peu partout au Québec. Je serai également présente (comme à mon habitude) aux trois Braderies de la mode soit à Montréal, Québec et Gatineau. Nous nous déplaçons également pour de petits évènements privés de 30 personnes à la maison ou en entreprise! Vous pouvez aussi me suivre sur Facebook et Instagram!

    Découvrez l’ensemble de mes entrevues avec des femmes inspirantes ici! 

  • ENTREVUE AVEC TANIA MIGNACC ILLUSTRATRICE ET BÉDÉISTE

    ENTREVUE AVEC TANIA MIGNACC ILLUSTRATRICE ET BÉDÉISTE

    Découvrez la conceptrice derrière le petit cône orange Ponto!

    Vous avez déjà vu passer le charmant petit cône orange Ponto sur les médias sociaux? Celui qui fait sourire les montréalais même dans les périodes de construction les plus intenses et dans le trafic le plus dense? Si oui, alors vous avez eu la chance de voir tout le talent de l’illustratrice et bédéiste montréalaise Tania Mignacca qui a eu un jour cette idée de transformer un véritable symbole de la métropole en quasi mascotte! Rencontre avec une passionnée de dessin qui voue un amour inconditionnel à Montréal et qui la fait si bien rayonner de par ses oeuvres qui voyagent partout à travers le monde!

    Avant tout, qui est Tania Mignacca, quel est ton parcours ?

    Je suis une illustratrice et bédéiste fièrement montréalaise. J’ai une passion pour le dessin depuis que je suis toute petite. J’ai toujours été inspirée par les mangas et la culture japonaise et cela influence mon style. J’ai tout d’abord étudié en animation et en arts plastiques pour ensuite faire ma technique en graphisme au CÉGEP du Vieux-Montréal. J’ai aussi obtenu mon BAC en “Design Art” à l’université Concordia. Maintenant je suis illustratrice et graphiste à mon compte et depuis 6 ans c’est surtout mon projet de bande dessinée Ponto qui occupe la majorité de mon temps!

    À quoi ressemble ton processus créatif ? 


    Ça dépend sur quoi je travaille mais je commence toujours par faire des esquisses à la main. Pour une page de BD par exemple, je fais l’encrage et la coloration en numérique. J’aime aussi travailler avec des médiums plus traditionnels comme le feutre, l’acrylique et le collage.

    Qu’est-ce qui t’as amené à la création de Ponto, ton personnage maintenant bien connu des montréalais ? 

    Lors de mes études à l’université, Montréal est devenue l’une de mes inspirations principales dans mon travail. Je me suis rendue compte à quel point nous vivons dans une magnifique ville pleine d’histoire et de diversité. Cependant à cause des éternels chantiers de construction et des problèmes de corruption, j’avais l’impression que les Montréalais n’arrivaient plus à voir la beauté de la ville. J’ai donc eu l’idée de créer un personnage de cône orange tellement mignon qu’il aiderait les gens à redécouvrir Montréal. J’ai commencé à publier ses aventures en format webcomic et les gens l’ont tout de suite adopté! Il est maintenant devenu la mascotte non-officielle de la ville! J’ai aussi développé une ligne de produits dérivés pour permettre aux gens d’afficher leur fierté montréalaise!

    Les gens adorent Ponto, souvent il les accompagnent même dans leurs voyages un peu partout à travers le monde! C’est fascinant de voir comment les gens ont adopté rapidement ce petit cône orange … c’était un peu ça l’idée en fait, en faire un symbole, une fierté montréalaise et ça semble fonctionner !  – Tanya Mignacca

    Tu lanceras prochainement ta toute première bande dessinée mettant en vedette le fameux personnage, à quoi les gens peuvent-ils s’attendre ?

    Ce sera le Volume 1! Il contiendra les 150 premières pages du webcomic plus une histoire inédite de 20 pages qui mettra en vedette l’un des personnages les plus populaire : Gérald, un cône grincheux qui n’as jamais assez bu de café! Le livre sera imprimé localement et tout en couleur! Le livre est encore en production et l’impression et les envois sont prévus pour la fin mars mais il est actuellement disponible en prévente sur ma boutique Etsy.

    D’autres projets à venir prochainement ?

    Pour l’instant, c’est vraiment mon livre qui occupe la majorité de mon temps, mais j’espère aussi développer de nouveaux produits dérivés. Peut-être avec de nouveaux petits amis internationaux de Ponto qui sait! J’aimerais aussi trouver de nouveaux points de vente. Comme à chaque année, je serai présente à plusieurs marchés et festivals: le Marché du disque et des arts underground de Montréal en mars, le Festival de la BD en mai en bien sûr, le ComicCon de Montréal et l’Otakuthon cet été.

    Tania avec son petit cône Ponto!

    Un cône orange de la Ville de Montréal transformé en Ponto dans le cadre de la campagne « La dame se refait une beauté! »

    Questions en rafales avec Tania Mignacca :

    Ce qui t’inspire le plus en ce moment? 

    MONTRÉAL!

    Qu’est-ce que tu écoutes lors de tes moments de création?

    Je suis le genre de personne qui a besoin d’un bruit de fond pour travailler! Donc, la TV, Netflix, la radio parlée pour rester à l’affut de l’actualité! Côté musique, je vais surprendre les gens mais j’écoute beaucoup de musique alternative comme Nine Inch Nails, Linkin Park, Foster the People et les groupes japonais ONE OK ROCK et Boom Boom Satellites.

    Un talent caché?

    La photographie! J’ai toujours aimé me promener dans les rues de Montréal et photographier les choses inusitées que je trouve. 

    Ton premier Ponto ?

    Ponto est tout d’abord apparu sur une série de macarons. Je participais à une exposition et je voulais offrir quelques produits abordables. Les gens sont tout de suite tombés en amour avec le personnage et ça m’a donné l’idée de commencer mon premier grand projet de bande dessinée.

    L’œuvre de laquelle tu es la plus fière?

    La campagne “La Dame se refait une beauté” pour la rénovation de la rue Notre-Dame avec l’arrondissement du Sud-Ouest! J’ai eu la chance faire vivre Ponto à l’extérieur, sur un vrai chantier! Je reçois encore beaucoup de commentaires positifs sur ce projet! J’espère avoir d’autres opportunités similaires dans le futur!

    Un artiste que tu admires particulièrement ?

    Le photographe Edward Burtynsky. Il documente de façon magnifique et troublante comment l’humain modifie l’environnement.

    Finalement, où peut-on se procurer tes créations?

    Mes créations sont disponibles sur ma boutique Etsy. J’ai aussi quelques points de ventes à Montréal et je participe à plusieurs Marchés et conventions pendant l’année. Vous pouvez suivre les aventures de Ponto en bande dessinée chaque mercredi sur pontomontreal.com et aussi suivre sa vie de cône orange jet-set sur Facebook et Instagram!

     

    Découvrez l’ensemble de mes entrevues avec des femmes inspirantes ici! 

  • Souper gastronomique au Golf Saint-Raphaël

    Souper gastronomique au Golf Saint-Raphaël

    Golf et gastronomie se rencontrent au Golf Saint-Raphaël

    Entre vous et moi, je suis allée frapper des balles environ 1.5 fois dans ma vie, mais pour le côté nouvelles découvertes gastronomiques, je suis toujours partante, vous me connaissez! C’est donc dans cette optique que j’ai été invité à découvrir un des plus beaux et des plus réputés club de golf de l’Île de Montréal; le Club de Golf Saint-Raphaël dans le West Island! Ce terrain de golf semi-privé (2 x 18 trous) vous propose rien de moins que les plus beaux greens en ville ainsi qu’une excellente cuisine! Merci au chef Samuel Laganière et à son équipe! Collaboration spéciale au Golf Saint-Raphaël.

    Le BBQ du vendredi soir sur la terrasse … la vita è bella!

    Petite fontaine, outardes sur le green, gigantesque terrasse avec vue imprenable sur le terrain de golf (une des plus belles du West Island selon les experts), coucher de soleil magistral, grand chapiteau blanc avec toit rétractable pour les réceptions (comme dans les films!), petit verre de vin sur le bord du feu de foyer … on va se l’avouer, ça commence déjà très bien le week-end!

    En effet, le vendredi au Golf Saint-Raphaël, on se fait gâter, car c’est le chef qui s’occupe du BBQ avec un choix de cinq mets principaux (poisson du jour et variété de viandes de grande qualité). Tout d’abord, on débute la soirée à l’italienne avec une pizza croûte mince puis on passe à la table d’antipasti et ensuite, le plat de résistance! Les créations du chef Samuel nous attendent et sont toutes magnifiquement apprêtées et présentées. Pour les habitués, il y a aussi les spécialités maison qui sont là pour ravir les palais.

    Côté vin, le restaurant propose une carte impressionnante incorporant même une sélection bio et quelques vins biodynamiques … tout pour un accord mets-vin parfait!

    Découvrez mon entrevue en 15 questions au chef Samuel Laganière du Golf Saint-Raphaël

     

    PASTA NIGHT … siiiiii

    Le dimanche soir, on termine la semaine (ou on la commence) avec la formule pasta night … à volonté! OUI! Sur place les deux pastamans Richard (présent depuis 11 ans à l’établissement) et Dominico, vous surprennent avec des plats de pâtes faits sur mesure selon vos goûts et votre appétit et tout cela, devant vous! N’est-ce pas merveilleux? À travers un choix de quatre sortes de pâtes les pastamans vous concoctent réellement ce que vous voulez ou, si vous manquez d’inspiration, vous propose un petit quelque chose de personnalisé. Vous aimez la viande, les fruits de mer (homard, pétoncles, crevettes, etc)? Vous pouvez tout essayer! Personnellement, ce serait pasta night à tous les soirs avec ce concept!

    Et, gardez-vous de la place pour le dessert et surtout, pour les verrines! Faites sur place par la chef Magalie, avec beaucoup d’attention et de créativité, elles fondent tout simplement en bouche et il est difficile de se contenter d’une seule.

    Finalement, pas obligé de jouer au golf pour profiter de la gastronomie du restaurant du Golf Saint-Raphaël, il y a un tarif que pour ceux qui désirent vivre une belle expérience culinaire (25.95$ pour les membres et 29,95$ pour les non-membres) … cela vous permet même d’aller rejoindre vos amis golfeurs en fin de journée pour un bon repas avec, en prime, les plus beaux couchers de soleil en ville!

    Soirées BBQ de la mi-juin à la mi-septembre, selon les caprices de Mère Nature.

    Golf Saint-Raphaël

    golfstraphael.ca

  • Entrevue avec Zoé Boivin artiste peintre

    Entrevue avec Zoé Boivin artiste peintre

    Zoé Boivin nous dévoile sa rafraichissante série « RACINES »

    L’artiste Zoé Boivin dévoilait dernièrement ses plus récentes créations à l’occasion d’un vernissage à la Galerie Studio Volver située à Westmount. C’est dans un petit local lumineux, tout comme ses toiles, que j’ai eu l’immense privilège de faire la rencontre de Zoé et de découvrir son parcours ainsi que ses oeuvres et ce qui l’inspire le plus dans son processus de création. Une cinquième série aussi rafraichissante qu’une crème glacée que vous aurez certainement le plaisir de déguster (avec les yeux). Rencontre avec une artiste lumineuse et authentique de grand talent.

    Parle-nous un peu du processus t’ayant amené à RACINES

    « Pour moi, chaque série représente une énergie différente, un moment dans ma vie. Mes séries sont un prolongement de ma vie ce qui fait qu’il y a également réellement une continuité, une évolution entre chacune de mes séries parce que tout est inspiré par moi, par ce que je vis au moment de la création. » de mentionner Zoé.

    « Mes toutes premières toiles étaient vraiment inspirées de ma recherche identitaire (axé sur les personnes de mon entourage principalement), la rencontre de mon vrai « moi » comme personne nouvellement arrivée à Montréal et comme artiste. Puis, j’ai ensuite créé la série « construction » où j’ai vraiment exprimé et développé la construction de mon style, puis il y a eu la série « éclats » qui était de plus grande envergure et qui a été présentée à l’Hôtel Crystal au centre-ville de Montréal, il y avait plus de noirceur dans cette série, représentation de ce que je vivais à l’époque. Aujourd’hui, avec RACINES, je reviens à mes racines, mes origines, à quelque chose de plus organique. »

    On doit tous passer par une première exposition pour se dévoiler à son public, comment était ta première expérience ?

    « Ma toute première exposition, je l’ai fait à Granby (ma ville d’origine, mais je suis maintenant établie à Montréal) parce que je souhaitais vraiment être entouré de mes proches pour présenter mes toutes premières oeuvres. Monter un vernissage de ses toiles, c’est vraiment livrer son intimité aux gens, je pense que ça me rassurais beaucoup de le faire entouré de ceux que je connaissais et qui me connaissaient. C’était aussi une exposition inspiré de mes proches, donc, je voulais leur offrir de manière plus exclusive. »

    Décris-nous la technique que tu utilises.

    « Ma technique a vraiment beaucoup évoluée avec le temps. J’utilise une technique mixte (mixed media en anglais) qui comprend l’utilisation d’un mélange de peinture, collages et de divers médiums. Pour cette série, par exemple, j’utilise l’encre, l’aquarelle, la pastel, le marqueur, le crayon, l’huile, le transfert d’images … c’est évidement plusieurs heures de travail pour chaque tableau, mais le résultat est vraiment un beau mixte de mes passions développées avec le temps pour l’art, la peinture et l’art graphique.

    « Les gens n’ont pas besoin de connaitre l’art pour se l’approprier! »

    – Zoé

    Exprimer son art, c’est aussi accepter sa différence, comment as-tu passé à travers ce processus ?

    « Oui, qu’on soit jeune ou non, artiste ou non, ce n’est pas toujours évident d’accepter sa différence. Plus jeune, je me souviens d’avoir écrit que je voulais devenir peintre lorsque je serais plus grande (merci à mes parents qui ont encore la preuve de ça d’ailleurs). C’est vraiment un rêve qui devient réalité.

    Quand je suis tombée sur les toiles de Zoé, je me suis tout de suite dit qu’on avait l’impression de prendre comme une grande respiration. Quand elle m’a avouer « peindre ses émotions » je me suis dit que ses oeuvres étaient parfaites pour l’espace ici.

    – Sarah, propriétaire du Galerie Studio Volver

    Questions en rafales avec Zoé Boivin

    Ce qui t’inspire le plus en ce moment ?

    « Je suis très inspirée ces temps-ci par la nature, la végétation et le soleil, bien que cet élément fasse constamment parti de mes inspirations ! J’adore la simplicité et l’énergie des plantes, animaux et fleurs dans le paysage, qui sont juste là, dans le moment présent, ça me relaxe beaucoup en plus de venir créer une balance avec l’énergie très vibrante de la ville. J’aime explorer le mouvement dans mes toiles, autant avec le corps physique lors du processus de création que dans l’œuvre finale ; le processus est aussi important que le tableau final et on le ressent lorsqu’on observe la toile. Dans ma dernière série plus particulièrement, j’ai exploré les thèmes de la famille, de l’amour, des relations, de la féminité, de la force et de l’accomplissement, ainsi que de la notion de détachement, de vide et d’espace.»

    Qu’est-ce que tu écoutes lors de tes moments de création ?

    « J’ai une playlist ultra variée (ahah), qui change selon mes humeurs et les saisons. Ces jours-ci et lors de la création de ma dernière série je me suis laissée inspirer sur la musique de Angus et Julia Stone (en boucle !!!), Vance Joy, The Franklin Electric, Beauvois, Thérapie TAXI, Fakear, Bibio, Jabberwocky, Kygo, Milk ‘n Bone, Taylor Swift, Kimbra, Kanye West…. Pour n’en nommer que quelques-uns. » 🙂

    Un talent caché ? 

    « J’aime beaucoup l’art du jeu, de l’expression des émotions par le corps physique. En plus de ma pratique artistique en peinture, je suis en processus de développer cet aspect de ma personne et de mon art dans une école. »

    Ta première œuvre ?

    Ma première œuvre s’appelait « Meet my friend 1 », dans laquelle j’avais utilisé la technique du transfert d’image sur toile, jumelé avec du collage, du crayon, du marqueur et de l’acrylique. On sentait déjà la voie que j’allais prendre dans mon univers visuel, mais ce n’était vraiment qu’un premier pas vers les travaux que je crée aujourd’hui. J’avais mis en image le visage de la mannequin montréalaise Gabrielle Consentino avec un petit chevreuil posé sur sa tête, qui pour moi représentait l’écho de ma voie en tant qu’artiste et en tant que femme, avec l’intention d’exprimer ma vraie identité, et l’expression de ma personne, de ma lumière.

    Ton lieu de prédilection pour la création ?

    « J’adore créer quand il y a beaucoup de lumière, d’espace et de nature évidemment :). Idéalement, les séances de créations à l’extérieur de la ville me font toujours beaucoup de bien, le plus souvent que possible. Autrement, je peins présentement dans un studio sur la rive-sud et j’aménagerai dans un nouvel espace à Montréal au début du mois de juin, un espace très lumineux, spacieux et accueillant ! J’ai déjà hâte de voir les œuvres que m’inspireront ce nouveau lieu de création… »

    L’œuvre de laquelle tu es la plus fière et pourquoi ? 

    « C’est difficile de répondre à cette question car toutes mes œuvres sont différentes, et représentent des moments variés de ma vie personnelle et professionnelle jusqu’à aujourd’hui. J’ai envie de nommer l’œuvre « Le Combat », qui représente un passage marqué vers un style plus expressif, avec des couleurs différentes dans laquelle j’ai beaucoup osé. J’ai explorer dans ce tableau une facette de moi que je n’ai pas l’habitude de mettre de l’avant. Toutes les émotions se doivent d’être exprimées, qu’elles soient belles ou plus sombres, à défaut de créer des blocages. Ainsi, le résultat en peinture en est toujours un de vérité, d’expression, de libération et cette œuvre représente de manière très forte ce sentiment de liberté face à une expérience passée. »

    « J’admire et m’inspire beaucoup de la peintre Irlandaise Lola Donoghue ainsi que l’artiste Française Anne-Sophie Tschiegg pour leurs choix de couleurs et de textures, ainsi que leurs utilisations fluides et organiques de leurs matières. Dans une autre optique, j’adore le travail des peintres Joan Miró et Jean Michel Basquiat, dans l’expression de leurs sujets et des formes qui émergent dans leurs œuvres. »

    Finalement, où peut-on voir ou se procurer tes œuvres? 

    Il est possible de se procurer mes œuvres sur mon site web au zoeboivin.com. Mes toiles sont également exposées et mises en vente sur place ainsi qu’en ligne chez Vestibule sur Saint-Laurent et via leur site web.

    Il est également possible de se procurer mes toiles via la Galerie d’art en ligne Baba Souk. Il est également possible d’aller voir les œuvres sur place en personne (sur rendez-vous), via la plateforme en ligne Centerfold Gallery à Montréal et finalement la boutique Habitude Design située à Gatineau.

  • Gala des Grands Chefs de la Société canadienne du cancer

    Gala des Grands Chefs de la Société canadienne du cancer

    9 chefs de la Rive-Nord et de Laval réunis pour sauver plus de vies

    Le 8 novembre prochain, l’inspiration et l’imagination culinaire seront au rendez-vous au Sheraton Laval. Organisé par la Société canadienne du cancer (SCC), le 18e Gala des Grands Chefs de Laval propose un grand repas gastronomique unique destiné à la communauté d’affaires. Grâce à la créativité de 9 grands chefs de la Rive-Nord et de Laval, cette soirée-bénéfice offrira aux convives des mets gastronomiques sans pareil et promet une expérience culinaire grandiose … pour une bonne cause!

    Gala des grands chefs et repas gastronomique

    Les convives pourront déguster un repas cinq services offert par de grands restaurateurs des régions de Laval, de Lanaudière et des Basses-Laurentides. La brigade de chefs sera composée d’Éric Robidoux du Sheraton Laval, de Manuel Jaramillo des Enfants Terribles, de Frédéric Baillargeon de L’Impressionniste à Saint-Eustache, de Thomas Deschamps du Maudit Français de Terrebonne, de Olivier Poissenot et Yacir Nakhaly du restaurant Calvi du Centropolis Laval, de Olivier Robillard de La Geraldine dans le Vieux-Saint-Eustache et de madame Juliette Brun de Juliette et Chocolat. Madame Coritha Pierre se joindra à eux à titre de sommelière, de Savori. Enfin, l’animation de la soirée sera assurée par monsieur Mathieu Pichette, animateur, comédien, scénariste et réalisateur.

    « Les personnes présentes au Gala des Grands Chefs de Laval vivront une expérience gastronomique de haut niveau, tout en profitant de l’occasion pour développer leur réseau professionnel » a déclaré Sylvie Laflamme, directrice régionale des bureaux de Laval/Lanaudière et Laurentides. Encore une fois cette année, nous renouvelons la formule de stations culinaires où les invités pourront rencontrer chacun des chefs. La contribution de toute la communauté, incluant celle du milieu des affaires, est indispensable pour nous aider à lutter contre le cancer et à sauver plus de vies. »

    Je serai sur place toute la soirée, au plaisir de vous rencontrer!

    Gala des grands chefs
    8 novembre 2017 au Sheraton Laval
    Billets en vente pour le Gala des Grands Chefs de Laval au galadesgrandschefs.ca ou au 450 668-1013.

  • Première édition du ​Festival​ ​Zéro​ ​Déchet​ ​de​ ​Montréal

    Première édition du ​Festival​ ​Zéro​ ​Déchet​ ​de​ ​Montréal

    Génial! Un festival pour s’initier au mode zéro déchet

    Les 14 et 15 octobre prochain, le Marché Bonsecours accueille le tout premier ​Festival Zéro Déchet​ ​​de​ ​Montréal​​. Un premier festival du genre en Amérique du Nord et une occasion exceptionnelle de s’initier aux diverses méthodes afin de réduire notre production de déchets au quotidien et de s’inspirer des pratiques des plus grands influenceurs dans le domaine au Québec. Le Festival vous propose une programmation variée comprenant une sélection de conférences, d’ateliers et une foire aux exposants afin de vous inspirer, vous outiller et de vous aider à prendre action. Voici un survol des incontournables!

    Conférences zéro déchet inspirantes

    Une série de conférences et de panels de discussion sont accessibles gratuitement durant le festival et couvriront l’ensemble des sujets d’actualité (voici un survol) : L’aventure zéro déchet en famille avec Laure Caillot, Tamaro Diallo et Jonathan Simard, Zéro déchet et réchauffement climatique avec Sara Hilal, Consommation responsable, diminuer sa poubelle … et sa facture, Aspirer à une ville zéro déchet : l’exemple de San Francisco (conférence en anglais avec Robert Reed), Organiser un événement zéro déchet : du mariage à la fête d’enfants, objectif 2020 : le compostage et les enjeux de demain avec Éric Ménard, Amélie Côté, Marlène Hutchinson, Robert Reed et Michel Séguin, Sauver la planète, une bouchée à la fois avec Bernard Lavallée le nutritionniste urbain, Un environnement sain pour un bébé en santé avec Tamaro Diallo de Katchoo inc., et plusieurs autres!

    La cuisine zéro déchet avec Daniel Vézina et Florence-Léa

    Porté par l’engagement citoyen de cet événement, ​le chef émérite Daniel Vézina,​ porte-parole de l’événement et chef engagé dans la réduction du gaspillage alimentaire dans ses entreprises, offrira une conférence-dégustation le dimanche 15 octobre à 13h. Une occasion de prendre quelques notes, de s’inspirer et d’en apprendre davantage sur la cuisine réfléchie et sans gaspillage.

    Daniel Vézina, chef exécutif et fondateur du groupe Laurie Raphaël, développe des recettes avec l’ambition de respecter l’aliment et d’en faire une grande oeuvre. Depuis ses tout débuts, il a une grande conscience de l’importance de réduire le gaspillage alimentaire dans ses entreprises et d’arriver le plus près possible à l’objectif 0. Au fil des années, son expertise l’a amené à développer des pratiques culinaires afin de cuisiner de la racine à la feuille et ainsi contrer le gaspillage alimentaire directement à la source.

    Daniel Vézina au festival :
    Samedi 14 octobre :
    10h00 – Daniel Vézina sera présent à l’ouverture du Festival pour accueillir le public
    11h00 à midi – Daniel Vézina offrira une séance de dédicace

    Dimanche 15 octobre :
    13h00 à 14h00 – Daniel Vézina animera un atelier dégustation (RSVP)
    14h00 à 15h00 – Daniel Vézina offrira une séance de dédicace

    Depuis qu’elle a fondé le Chic Frigo Sans Fric en 2012, Florence-Léa consacre sa vie à revaloriser les différents trucs et astuces d’économie familiale de nos grands-mères. Elle y ajoute sa touche de créativité, ce qui lui a valu le titre « d’experte en gestion des restants ». Elle a inventé les 10 commandements pour adopter le zéro gaspillage et développe des canevas de recettes pour réussir à tout coup ses repas sans jeter de nourriture. Sa passion pour le mode de vie zéro déchet vous inspirera certainement. Elle offrira plusieurs ateliers lors du festival.

    Ateliers et démonstrations zéro déchet

    Aux conférences s’ajoute une série d’ateliers (tous plus intéressants les uns que les autres) qui vous permettront de plus facilement intégrer le mode zéro déchet à votre quotidien. Vous pourrez, entre-autre assister aux ateliers : préparer des lunch et collations zéro déchet animé par les Cocos Écolos, fabriquer des emballages en coton ciré et une aventure sans frigo avec Marie Cochard, un atelier de pousses et germination animé par l’Académie végétale, un atelier de création de produits d’hygiène corporelle avec Les Trappeuses (transformez 4 ingrédients simples en produits d’hygiène corporelle!), un atelier culinaire pour concocter des boissons originales et des canapés rapides avec seulement les aliments qui encombrent votre frigo avec Chic frigo sans fric, un atelier de production de kombucha et bien plus. Réservations requises pour les ateliers, le coût de participation à chaque atelier varie entre 15$ et 30$.

    Kiosques et exposants

    La Foire aux exposants vous offrira des produits et services afin de vous accompagner dans votre transition vers un mode de vie plus écologique avec : accessoires zéro déchet, savons écologiques, produits hygiéniques et corporels, vêtements éthiques, germinations, magasins de vrac, produits ménagers, accessoires pour bébés et enfants, transports actifs, épiceries zéro déchet, paniers de fruits/légumes biologiques, meubles écolos, sacs à sandwichs en tissu, etc.

    À​ ​propos​ ​du​ ​Festival​ ​Zéro​ ​Déchet​ ​de​ ​Montréal

    Le Festival Zéro Déchet de Montréal est organisé par l’Association québécoise Zéro Déchet (AQZD). L’AQZD est un organisme à but non lucratif dont la mission est de sensibiliser le public, les gouvernements, les entreprises et les autres organisations aux nombreux bienfaits d’un mode de vie Zéro Déchet pour l’environnement, la santé, le développement​ ​personnel​ ​et​ ​le​ ​quotidien.

    Festival zéro déchet 2017
    14 et 15 octobre au Marché Bonsecours, Vieux-Montréal
    Tous les détails sur la programmation : festivalzerodechet.ca
    Entrée libre pour les conférences et la foire aux exposants. Seul l’accès aux ateliers est payant.

  • 1re édition du Mois du Miel de Bonneau

    1re édition du Mois du Miel de Bonneau

    Un parcours gustatif chez 7 artisans montréalais … pour une bonne cause!

    L’Accueil Bonneau, l’entreprise montréalaise Alvéole et les sept partenaires artisans invitent les foodies et les dents sucrées à prendre part à la toute première édition du Mois du Miel de Bonneau. Du 1er au 31 octobre, vous êtes invité à vous régaler en dégustant les créations culinaires des artisans montréalais créées à partir du Miel de Bonneau (le miel de l’Accueil Bonneau) et à vous procurer l’un des petits pots de miel dans les nombreux points de vente.

    Sensibiliser, éduquer et célébrer … avec du miel!

    Pour sa 4e édition, le projet a initié 40 gars de l’Accueil Bonneau à l’apiculture urbaine. C’est aussi eux qui ont entretenus, tout au long de l’année, les quelques 60 ruches utilisées dans le cadre du projet et ayant permis de récolter 1200 kg de miel cette année. En plus d’un magnifique produit, le concept a aussi des objectifs sociaux spécifiques soit : accroître le bien-être des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être et leur permettre de développer un sentiment d’appartenance à leur communauté à travers des accomplissements tangibles et positifs.

    « Je me réjouis du lancement de cette première édition du Mois du Miel de Bonneau qui met en valeur ce programme novateur en réinsertion sociale. Grâce au Miel de Bonneau, des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être retrouvent leur estime personnelle, le sentiment qu’ils peuvent faire une différence et qu’ils ont une place dans la société. Avec ce projet, on crée une passerelle entre la rue et on fait un pas de plus dans la lutte à l’itinérance », a déclaré le maire de Montréal, M. Denis Coderre.

    Le Miel de Bonneau dans des créations culinaires montréalaises

    Le Mois du Miel de Bonneau vous propose la découverte d’artisans et de commerçants locaux qui utilisent le Miel dans leurs créations culinaires. En vous procurant la carte du parcours du Miel de Bonneau, vous avez l’occasion de vous aventurer dans les 7 arrêts gourmands un peu partout dans la métropole. Le parcours vous permettra de découvrir les créations inspirées de ce doux nectar, un produit ultra local!

    N’oubliez pas de partager votre expérience gourmande sur les réseaux sociaux à l’aide du mot-clic #MieldeBonneau et en identifiant @AccueilBonneau, vous pourriez gagner un grand prix soit un forfait annuel d’apiculture urbaine tout-inclus offert par l’entreprise Alvéole, et des cartes-cadeaux chez les artisans participants. Complétez les 7 arrêts du parcours et vous vous mériterez un petit pot de miel, (disponibles chez tous les partenaires artisans).

    Les 7 artisans participants au Mois du Miel de Bonneau : Les Chocolats de Chloé, Crémy, La Fabrique ArHoma, Fous Desserts, Les Givrés, Patrice Pâtissier et Rhubarbe.

    Les pots du Miel de Bonneau seront également en vente dans les METRO participants et dans d’autres points de vente.

    L’apiculture qui donne espoir

    Encadrés par les intervenants de l’Accueil Bonneau, les gars travaillent avec les formateurs d’Alvéole sur chacune des phases de production et de mise en marché du miel. Les apprentis apiculteurs ont l’opportunité d’apprendre et de s’impliquer dans l’entretien des ruches, dans le processus de fabrication du miel, en plus de comprendre les procédés de mise en marché, de distribution et de ventes.

    Vous procurer le Miel de Bonneau une occasion prévilégiée de soutenir un projet novateur qui fait du bien et qui goûte bon!

  • Fashion Preview 8e édition

    Fashion Preview 8e édition

    Mode, conférence, shopping et inspiration à la 8e édition du Fashion Preview

    De retour pour une nouvelle saison, Fashion Preview, la Semaine de mode des créateurs de Montréal, réunira, du 17 au 19 octobre 2017, à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des Sciences de l’UQAM, une trentaine de créateurs montréalais de prêt-à-porter et d’accessoires de mode qui présenteront leurs collections Printemps/Été 2018 dans un décor urbain et esthétique … et j’aurai l’immense privilège d’y assister!

    Comme Fashion Preview se veut aussi une vitrine de mode professionnelle et privilégié, les étudiants de l’École de Mode du Cégep Marie-Victorin, de l’École supérieure de mode de l’ESG-UQAM et du Collège LaSalle proposeront donc leurs dernières créations lors de défilés et présentations thématiques en ouverture de chaque soirée.

    Pour cette édition, les couleurs vives, énergisantes, joyeuses et fraîches d’une mode d’été entièrement conçue et créée à Montréal, défileront sur la passerelle de Fashion Preview, où un jeu de couleurs, de volumes et de formes novatrices, soulignera davantage la force créative qui anime l’imaginaire de créateurs d’ici.

    « Une soirée au Québec »

    Pour une première édition, le Musée de la mode présentera, dans le cadre de l’événement, une exposition capsule dressant une rétrospective de la robe de soirée au Québec de 1940 à 2010. Ce sera aussi l’occasion de découvrir le travail des créateurs d’ici, au cœur de l’Agora Hydro-Québec, via cette expérience immersive où vous pourrez découvrir l’histoire de la mode montréalaise à travers les époques, dans une installation muséale étonnante.

    Conférence ELLE Québec x Fashion Preview #8

    De plus, la tenue des conférences thématiques animées par des professionnels de l’industrie et en partenariat avec des prestigieux médias locaux, sont également à la programmation. Dans le cadre de Fashion Preview #8, Julie Buchinger, rédactrice en chef de ELLE Québec, recevra Britta Kröger, consultante pour la Maison Simons, pour une conférence inspirante sur les tendances et l’histoire de la Maison Simons. Rendez-vous mercredi 18 octobre 2017 à 13h, Salle Lyon, au Loews Hotel Vogue, situé au 1425, rue de la Montagne, à Montréal.

    PROGRAMMATION

    JOUR 1

    Mardi 17 octobre

    • Cégep Marie-Victorin

    • Naïké

    • Holdur

    • DUY

    JOUR 2

    Mercredi 18 octobre

    • Ecole supérieure de mode

    • Oneself

    • Coquette en soie

    • Oscar Mendoza

    • Helmer

    JOUR 3

    Jeudi 19 octobre

    • College LaSalle

    • Remi Van Bochove

    • Marigold

    • NICO

    • MARKANTOINE

    Boutique Pop-Up des Accessoires

    Pendant toute la durée de l’évènement, les créateurs Bijoux Pépine, Atelier SYP, Bijoux Pépine, Bougies Les Citadines, Fumile Chapelier, Guillotine, HYP Socks, Pangea et wellDunn, seront également présents avec leurs collections d’accessoires … une belle occasion pour le shopping!

    Billets au coût de 25$ par soirée ou forfait 3 jours pour 65$.

    Tous les détails via le site web de Fashion Preview!!!

    Vive la #modemtl !!!